Refaire le site d'une commune, ce n'est pas repartir de zéro : c'est déménager sans rien perdre. Vos contenus sont repris, vos anciennes adresses redirigées, votre nom de domaine conservé. En ligne en 48 heures.
La refonte du site internet d'une mairie consiste à reconstruire le site communal sur une base technique récente, en reprenant les contenus existants et en redirigeant les anciennes adresses vers les nouvelles. Bien menée, elle règle en une opération trois sujets qui traînent souvent depuis des années dans une commune : l'affichage sur téléphone, la conformité au RGPD et au RGAA, et la capacité des agents à publier eux-mêmes. Mal menée, elle fait disparaître de Google des pages qui y figuraient depuis dix ans.
Cette page explique quand une refonte est justifiée, ce qu'elle doit impérativement préserver, comment elle se déroule et ce qu'elle coûte.
Un seul de ces points suffit rarement à justifier une refonte. Trois, oui.
C'est aujourd'hui le premier écran de vos habitants. Un site qu'il faut zoomer et déplacer du doigt pour lire les horaires de la mairie n'est plus consulté — et l'information ne passe plus, quelle que soit la qualité de ce qui est publié.
Pas de bandeau cookies conforme, des polices et des cartes chargées depuis des serveurs américains, aucune déclaration d'accessibilité. Ce sont des obligations légales, pas des options — et elles s'imposent quelle que soit la taille de la commune.
La dernière actualité date de deux ans, l'agenda est vide, les élus affichés ne sont plus les bons. Le problème n'est presque jamais la bonne volonté des agents : c'est un back-office si compliqué qu'on renonce, ou un prestataire qui facture chaque modification.
Une version de PHP en fin de vie, des extensions abandonnées, un CMS que plus personne ne met à jour. Un site communal compromis, c'est le nom de la commune qui se retrouve sur des listes noires — et une remise en état dans l'urgence.
Pas d'alerte aux habitants, pas de démarches en ligne, pas de prise de rendez-vous, pas de paiement de la cantine. Les administrés comparent avec ce qu'ils trouvent ailleurs, et téléphonent à la mairie pour ce qui devrait se régler en ligne.
Le prestataire ne répond plus, le nom de domaine est déposé à son nom, personne n'a les accès à l'hébergement. C'est la situation la plus fréquente et la plus urgente : ce n'est pas un problème d'esthétique, c'est un problème de propriété.
La question mérite d'être posée avant d'engager quoi que ce soit, parce que la réponse n'est pas toujours « refondre ». Si votre site s'affiche correctement sur téléphone, que vos agents savent y publier et qu'il ne lui manque que des contenus à jour, vous n'avez pas besoin d'une refonte : vous avez besoin de temps et d'une méthode de publication.
En revanche, dès que le problème est structurel — la technologie, la conformité, l'ergonomie du back-office — une mise à jour ne fait que repousser l'échéance, en coûtant à chaque fois.
| Votre situation | Ce qu'il faut faire |
|---|---|
| Le site est lisible sur mobile, les agents publient, il manque des contenus | Mise à jour éditoriale. Pas de refonte. |
| Le design a vieilli mais tout fonctionne | Changement de thème, si votre outil le permet sans redéveloppement. |
| Le site ne s'adapte pas aux téléphones | Refonte. Ce point ne se corrige pas par retouches. |
| RGPD ou RGAA non tenus | Refonte, ou remise à plat complète du socle technique. |
| Chaque modification passe par un prestataire payant | Refonte, en changeant de modèle : le but est l'autonomie des agents. |
| Le prestataire a disparu, personne n'a les accès | Refonte, en commençant par récupérer le nom de domaine. |
Un point mérite d'être dit clairement : « mise à jour du site de la mairie » veut dire deux choses très différentes. Mettre à jour les contenus — horaires, élus, actualités — relève du quotidien de la commune. Mettre à jour la technique — le CMS, les extensions, la version de PHP — relève de la maintenance, et c'est précisément ce que la plupart des communes ne peuvent pas assurer sans service informatique. Une bonne refonte doit régler la seconde définitivement, en la sortant du périmètre de la mairie.
C'est le risque numéro un d'une refonte, et celui qu'on découvre toujours trop tard.
Quand un site est remplacé, ses adresses changent. La page /vie-municipale/conseil-municipal.php devient /conseil-municipal/. Pour un visiteur, c'est invisible. Pour Google, l'ancienne page a disparu : elle renvoie une erreur 404. Et avec elle disparaît tout ce qu'elle avait accumulé — son ancienneté, sa position dans les résultats, les liens que d'autres sites pointaient vers elle.
Une commune qui refond son site sans traiter ce point voit son trafic de recherche chuter dans les semaines qui suivent, et met souvent un an à revenir au niveau précédent. Les habitants qui cherchaient « horaires mairie de… » ne trouvent plus la bonne page, mais un annuaire tiers ou une fiche incomplète.
La solution est connue : chaque ancienne adresse doit être redirigée en 301 vers son équivalent sur le nouveau site. La 301 est une redirection permanente : elle dit explicitement à Google « cette page n'a pas disparu, elle a déménagé ici ». Le moteur transfère alors vers la nouvelle adresse l'essentiel de ce que l'ancienne avait acquis.
Ce travail n'a rien de magique, mais il est fastidieux : il faut lister toutes les adresses connues de l'ancien site, les mettre en correspondance une à une, et vérifier ensuite qu'aucune ne renvoie d'erreur. C'est exactement pour cette raison qu'il est si souvent bâclé — et pourquoi il faut demander à tout prestataire, avant de signer, comment il compte le traiter.
Les redirections font partie de la migration, pas d'une option. Les adresses de votre ancien site sont mises en correspondance avec les nouvelles et enregistrées comme redirections permanentes. Un écran d'administration dédié aux redirections reste ensuite disponible dans le back-office : si vous découvrez plus tard une ancienne adresse oubliée — dans un bulletin municipal imprimé, sur un panneau, dans un courrier — vos agents ajoutent la redirection eux-mêmes, sans nous appeler.
Trois autres points sont traités dans le même mouvement : le plan du site (sitemap) est régénéré et soumis aux moteurs, les adresses restent lisibles plutôt que remplies d'identifiants techniques, et le nom de domaine ne change pas — c'est lui qui porte l'essentiel de votre ancienneté.
30 minutes en visio. On regarde votre site actuel ensemble, ce qu'il faut récupérer, ce qui manque, et on vous montre le résultat sur l'exemple de votre commune — pas sur une maquette générique.
Actualités, comptes rendus de conseil, arrêtés, délibérations, photos, élus, associations : nous récupérons l'existant. Depuis WordPress, la reprise est assurée par l'équipe ; les autres CMS sont étudiés au cas par cas.
Mise en correspondance des anciennes adresses, redirections permanentes, bascule du nom de domaine — qui reste au nom de la commune. Vos adresses e-mail continuent de fonctionner.
48 heures après validation de vos contenus. Le basculement se fait sans période d'indisponibilité : à aucun moment vos habitants ne tombent sur un site vide ou en travaux.
2 heures avec les personnes qui vont publier, plus un manuel et un wiki consultables ensuite. L'objectif est simple : que plus personne n'ait besoin de nous pour mettre une actualité en ligne.
Une refonte est très souvent aussi un changement de prestataire. Trois vérifications valent la peine d'être faites avant de résilier quoi que ce soit — dans cet ordre.
C'est le point le plus important, et le plus souvent négligé. Si votre domaine en .fr est déposé au nom du prestataire et non de la commune, vous n'êtes pas propriétaire de votre propre adresse — et un désaccord peut vous en priver. Cette vérification prend deux minutes sur le service de recherche public de l'AFNIC. Si le titulaire n'est pas la commune, demandez le transfert avant toute autre démarche.
Demandez un export : les articles, les documents, la base de données, les photos en pleine résolution. Un prestataire qui ne peut pas — ou ne veut pas — fournir vos propres contenus dans un format ouvert vous a enfermé. C'est aussi la question à poser à votre futur prestataire : ce que vous pourrez emporter si vous partez un jour.
Durée, tacite reconduction, préavis de résiliation, propriété des contenus, sort de l'hébergement. Une refonte engagée sans regarder ces clauses aboutit régulièrement à payer deux prestataires en parallèle pendant un an.
Les six critères pour choisir un prestataire de site de mairie →
Le modèle classique facture la refonte comme un projet : un montant à la mise en service, puis une maintenance annuelle, et des modifications à l'acte. Il a un défaut connu des communes : comme chaque changement coûte, on change moins, et le site vieillit jusqu'à la refonte suivante — cinq ou huit ans plus tard.
Ici, il n'y a pas de facture de refonte séparée. L'abonnement dépend d'un seul critère vérifiable, la population municipale INSEE : 39 € par mois sous 300 habitants, 59 € jusqu'à 500, 79 € jusqu'à 1 000, 99 € au-delà. Il comprend l'hébergement en France, la sécurité, les sauvegardes, les mises à jour, la formation, le support, les 40 modules et l'application mobile.
L'installation, la personnalisation et la migration de votre site actuel — de 390 à 980 € selon la taille de la commune — sont offertes avec un engagement de 3 ans. Le tarif est bloqué à la signature, la facturation est annuelle par mandat administratif, et en dessous des seuils de dispense, aucune procédure de marché public n'est à engager.
Refondre le site, c'est aussi l'occasion d'atteindre enfin les habitants là où ils regardent. L'application mobile de votre commune est comprise : ce que vos agents publient sur le site l'alimente, sans double saisie et sans budget supplémentaire à faire voter.
Prix nets, aucune TVA à ajouter — TVA non applicable, article 293 B du CGI.
On regarde votre site actuel ensemble et on vous montre ce que deviendrait votre commune. 30 minutes, sans engagement.
Demander une démo gratuite →