Changer de prestataire pour le site de sa commune sans rien perdre

Changer de prestataire pour le site de sa commune sans rien perdre

Un prestataire injoignable, une facture pour chaque modification, un site figé depuis trois ans : beaucoup de communes voudraient changer, mais craignent de perdre leur nom de domaine, leurs contenus ou leur référencement. Voici comment procéder dans l'ordre, sans coupure et sans conflit.

Les signaux qui doivent vous alerter

Rares sont les communes qui changent de prestataire sur un coup de tête. La décision mûrit lentement, à mesure que les mêmes situations se répètent : un délai de plusieurs semaines pour une simple modification de texte, une facture à l'heure pour ajouter une actualité, un interlocuteur qui a changé trois fois, un site qui ne s'affiche pas correctement sur téléphone, ou une demande de mise en conformité restée sans réponse.

Le signal le plus sérieux est celui-ci : votre secrétariat n'ose plus rien publier sans demander l'autorisation. À ce stade, le site n'est plus un outil de la commune, c'est un service loué dont vous n'avez pas les clés.

Ce qui empêche les communes de franchir le pas

Trois craintes reviennent systématiquement, et elles méritent une réponse précise.

« On va perdre notre adresse internet »

C'est la crainte la plus fondée, et le premier point à vérifier. Le nom de domaine de votre commune doit être déposé au nom de la commune, pas au nom du prestataire. Cela arrive plus souvent qu'on ne le croit : le prestataire a déposé le domaine avec ses propres coordonnées, et il en reste juridiquement titulaire.

Vérifiez-le avant toute discussion, en consultant les informations publiques d'enregistrement du domaine, ou en demandant simplement à votre prestataire le code de transfert. Si le domaine n'est pas au nom de la commune, demandez sa régularisation immédiate : c'est un actif de la collectivité, au même titre que son logo. Une fois le domaine à vous, changer de prestataire n'a plus rien d'irréversible.

« On va perdre nos contenus »

Vos actualités, vos comptes rendus, vos délibérations, vos photos vous appartiennent. Demandez un export complet — les textes, les documents et les images — avant d'annoncer quoi que ce soit. Si l'export vous est refusé ou facturé de façon dissuasive, sachez que la reprise reste possible : les contenus publics d'un site peuvent être récupérés depuis les pages en ligne. Chez HelloMairie, nous reprenons vos contenus existants dans le cadre de la mise en service, sans que votre secrétariat ait à tout ressaisir.

« On va perdre notre référencement Google »

C'est la crainte la plus fréquente, et la plus facile à traiter techniquement. Quand les adresses des pages changent, il suffit de mettre en place des redirections permanentes de l'ancienne adresse vers la nouvelle. Google suit alors le déplacement et conserve l'ancienneté acquise. Une commune qui garde son nom de domaine et met en place ces redirections ne perd pas son référencement — dans bien des cas, elle le voit s'améliorer, parce que le nouveau site est plus rapide et lisible sur téléphone. Notre article refondre le site de votre mairie : par où commencer détaille cette étape.

La marche à suivre, dans l'ordre

L'ordre compte plus que le reste. Une commune qui résilie avant d'avoir préparé la suite se retrouve sans site pendant des semaines.

  1. Vérifiez qui détient le nom de domaine, et régularisez si nécessaire.
  2. Relisez votre contrat : durée, tacite reconduction, préavis. Beaucoup de contrats se reconduisent automatiquement avec un préavis de trois mois. Notez la date limite dans votre agenda.
  3. Demandez l'export de vos contenus, tant que la relation est cordiale.
  4. Choisissez votre nouvelle solution et faites-la préparer, contenus repris, avant toute résiliation.
  5. Résiliez ensuite, par lettre recommandée, en respectant le préavis.
  6. Basculez le nom de domaine et mettez en place les redirections le jour de la mise en ligne.

Menée ainsi, l'opération se fait sans aucune journée d'interruption pour les habitants.

Ce qu'il faut exiger du prestataire suivant

Pour ne pas revivre la même situation dans cinq ans, quelques exigences simples suffisent, et elles se posent avant la signature.

La réversibilité : vous devez pouvoir récupérer vos contenus à tout moment, sans frais. La propriété du domaine : au nom de la commune, sans discussion. L'autonomie de publication : vos agents doivent pouvoir publier une actualité, un compte rendu ou un arrêté sans appeler personne et sans facture. Un prix connu à l'avance : les modifications facturées à l'heure sont précisément ce qui immobilise les sites communaux. Les mises à jour comprises, y compris celles qu'imposent les évolutions réglementaires.

Notre page sur le choix d'un prestataire pour le site d'une mairie reprend ces critères en détail, et notre article sur WordPress pour une mairie explique pourquoi les sites sur mesure finissent souvent par se figer.

Ce que vous gagnez au passage

Changer de prestataire est aussi l'occasion de régler ce qui traînait. Les obligations récentes — l'accessibilité numérique, la publication électronique des actes depuis juillet 2022, la protection des données personnelles — sont rarement tenues par un site conçu il y a huit ans. Un site à jour les intègre d'emblée, sans devis supplémentaire.

C'est aussi le moment d'ajouter ce que l'ancien prestataire vous facturait en supplément, ou ne proposait pas. Avec HelloMairie, l'application mobile de la commune est comprise dans l'abonnement : quand votre secrétaire publie une actualité ou une alerte sur le site, elle part en notification sur le téléphone des habitants. Gratuite pour vos administrés, sans ligne budgétaire supplémentaire, elle remplace à elle seule les applications d'alerte facturées plusieurs centaines d'euros par an. Si le changement s'accompagne d'une remise à neuf, nous détaillons la démarche sur notre page refonte du site internet d'une mairie.

Le point qui rassure le conseil municipal

La question posée en séance est presque toujours la même : « et si dans deux ans nous voulons encore changer ? » La réponse doit être claire. Chez HelloMairie, le contrat est reconduit annuellement par tacite reconduction et la commune reste libre d’y mettre fin à chaque échéance. L’engagement facultatif de trois ans permet simplement de bénéficier des frais de migration offerts. Vos contenus restent les vôtres et le domaine reste au nom de la commune. C'est aussi ce qui rend le vote plus simple : à partir de 39 € par mois, sans facture de création, la décision ne mobilise aucun investissement.

Regardons votre situation actuelle. Demandez votre accès de démonstration : vous recevez par e-mail un site de mairie complet à parcourir librement. Lors de la présentation gratuite de 30 minutes, nous vérifions ensemble qui détient votre nom de domaine, ce qui peut être repris de votre site actuel, et nous vous indiquons le calendrier de bascule. Sans engagement.

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